Le temps semble me glisser entre les doigts et pourtant je sais que je dois tenter de le retenir un peu. Non pas que j’ai découvert une horloge permettant de ralentir l’égrènement des secondes, loin de là, mais je considère que je pourrais faire mieux. Hélas, je n’y arrive pas!
La censure que je m’impose va au-delà des mots. Incapable que je suis de communiquer adéquatement ma vision, je ne me résous pas à semer dans l’esprit des autres des images qui me blessent. Qui suis-je pour imposer cette horreur?
Je ne vis plus très bien avec ce souvenir, mais je dois cependant continuer d’avancer. Alors comment fait-on pour poursuivre notre route malgré l’Everest à escalader? Un pas à la fois j’imagine…
La peur me paralyse. La peur de quoi, ça je l’ignore, mais une crainte incongrue qui me barre la route et m’empêche d’avancer. J’avais promis de laisser tomber ces barrières invisibles, presque 2 ans plus tard je suis toujours au même point.
Il faut que je me donne du temps pour réfléchir, pour planifier. Si j’ouvre mes yeux et que je regarde autour de moi je ne peux qu’apercevoir les outils qui m’aideront à atteindre le sommet, mon sommet!
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J’espère que tu trouveras vite les ressources dont tu as bien besoin…
Et si on commençait par un ti-café sans censure entre amies ? :)
Je suis une mère, comme toi, et je ne vois pas comment il pourrait en être autrement. Nous devinons toutes ta souffrance, celle qui te rattrape périodiquement, celle plus diffuse que tu dois transporter tous les jours dans ton baluchon. C’est une montagne, et tu trouveras le courage. La batterie de secours embarque, pour le moment. Mais le moteur gardé chaud se huile et se prépare en silence. Ce moteur d’énergie et d’amour pour tous ceux qui t’entourent encore et pour lesquels il reste tant à faire, à offrir, à reçevoir.
L’écriture est parfois une thérapie.