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Coup de vent

Je passe en coup de vent parce que je n’ai tout simplement plus le temps de faire grand chose y comprit bloguer. Parce que la veille de la rentrée les enfants nous morvaient dessus à profussion et donc, Papa Cornu et moi avons morver à notre tour toute la fin de semaine y comprit la journée de congé lundi. (chouette non?) Parce que j’ai reçu les indications pour mes deux cours de la session d’automne et que finalement ça ne me tente pas plus que ça, mais quand il faut, il faut! Parce que je cogne toujours des clous à l’heure qu’il faut sortir attendre ma Grande Cornue au coin de la rue. Parce que ce soir c’est la réunion de parents de maternelle, déjà (?!), et que je dois faire le souper pour mes parents qui sont assez gentils pour venir garder ma gang. Parce que je me demande comment je vais faire pour contrer mes deux petits monstres cornus qui n’ont plus de grande soeur pour les amuser et donc qui font les 400 coups, ne dorment pratiquement plus en pm et font damner leur mère.

Pour toutes ces raisons, je serai de retour après la pause… un moment donné… quelque part à l’automne… si le temps s’arrête quelques minutes…

6:34

Depuis plus d’une heure déjà que je suis réveillée, j’attendais en vain un sommeil qui n’est visiblement pas revenu. J’en profite pour siroter un café bien chaud, ça fait longtemps que je ne sais plus c’est quoi, un café chaud!

Je me suis endormi hier soit en songeant à ma belle grande Cornue. J’en reviens toujours pas de voir à quel point elle a grandit. Déjà la maternelle, non mais c’est fou ce que le temps passe!!! J’étais si fière d’elle hier matin quand je l’ai laissé au bon soin de son professeur pour aller rencontrer le directeur avec tous les autres parents de la maternelle. Je ne réalisais pas combien c’était une étape importante dans la vie de ma cocotte. Je crois que ça fait parti des nombreux évènements imprévisibles de la vie, au même titre qu’un accouchement, qu’un coup de foudre ou même que la mort. On a beau tourner la situation dans tous les sens, jamais on ne peut vraiment savoir de quel côté on aboutira ni quelles émotions on ressentira au moment précis où ça arrivera.

À mon grand étonnement, moi qui suis une fontaine sur deux pattes, j’ai la larme facile surtout depuis que j’ai des enfants. Je ne me maquille jamais pour cette raison d’ailleurs, j’ignore à quel moment j’aurai à verser une larme alors aussi bien prévenir les coulisses noires de mascara!

La journée s’est merveilleusement bien déroulée. Je ne l’ai pas dit trop fort, mais j’étais tellement, mais tellement soulagée et rassurée de pouvoir vivre ces premières minutes d’entrée à la maternelle avec ma grande amie Vivi. Par un drôle de hasard elle s’est ramassé à la même école que ma fille et bien que les circonstances de ce changement ne soit pas si amusantes que ça, moi ça m’a fait un bien fou de la savoir là et surtout de partager les quelques minutes de tour du quartier avec elle.

Ma belle Cornue a fait ça comme une championne! Faut dire qu’elle avait si hâte de commencer l’école, ça fait déjà plus d’un an qu’on lui répète qu’après l’hiver viendra les nouvelles feuilles et ensuite le soleil (on s’est fait avoir sur ce coup-là!) et qu’enfin, lorsque les feuilles tomberont, hé bien ce sera le temps d’aller à l’école. Son professeur a l’air bien gentille, stricte, mais tout en douceur. Moi en tout cas j’ai bien apprécié ce contact.

Alors que je me croyais sorti du bois, je me disais, yé, je n’ai pas pleuré, j’ai fait ça comme une grande…  Erreur! Les chutes Niagara sont débarquées alors que je m’étendais pour la nuit. J’étais enfin seule avec moi-même pour faire un retour sur la journée. J’ai à ce moment réalisé à quel point la maternelle ferait un grand vide dans ma maison année après année en fait. On dirait que quelqu’un venait de m’annoncer que ma fille disparaîtrait à jamais, que quelqu’un me la volerait et que malgré tous mes efforts je n’y pourrais absolument rien. Je devais faire le deuil de mon enfant, je devais graver dans ma mémoire ses éclats de rires, son sourire, sa douceur, sa petite baboune boudeuse… à ce moment précis je m’ennuyais d’elle comme jamais c’est arrivé depuis 5 ans.

Mon bébé n’en était plus un, je devais le réaliser subitement parce que mon cerveau et mon coeur, bien que préparé à cette éventualité, n’avaient pas suivi le rythme, avaient oublié quelques notes pour bien jouer la mélodie.

Ce matin, 5:00 am tapant, je songeais à ces 180 jours de classe qui me sembleront une éternité à traverser. Je réfléchissais à tous les plaisirs qu’elle nous partagera à sa sortie de l’autobus, à toutes les découvertes qu’elle fera, à tout les secrets qu’elle gardera pour elle… et je pleure. Je pleure de joie, d’envie, car je me remémore à quel point j’adorais l’école. Je pleure de tristesse aussi parce que ça passe trop vite une vie, parce que j’ai l’impression que c’était hier que je la nourrissais à la cuillère et qu’elle faisait ses premiers pas. Je pleure parce que je sais qu’une étape vient d’être franchie et qu’une autre, puis une autre, puis une autre suivra jusqu’à ce que tous mes bébés soient à la maternelle.

Je pleure parce que ma belle grande fille est si heureuse de retourner à l’école ce matin et encore plus de prendre l’autobus pour revenir. Elle est encore si petite, mais déjà si grande tout à la fois.

Bonne année en maternelle ma cocotte d’amour, maman t’aime et t’attendra chaque jour au coin de la rue avec impatience. J’ai hâte d’entendre tes belles histoires et de voir les étincelles dans tes yeux.

Course folle

Si l’horaire hebdomadaire d’une famille ayant des écoliers ressemble à cette semaine, je crois bien que je vais franchement réfléchir aux bienfaits de l’école à la maison. J’étais bien loin de me douter que la rentrée se transformerait en course folle contre la montre!

Ces quelques minutes que je passe à vous écrire seront probablement les seules de libres pour toute la semaine. J’ose espérer que ça ne sera pas ainsi chaque jours, parce que je n’y arriverai tout simplement pas.

Ma fille a du être transférée dans une autre école faute de place. Comme j’avais râté les inscriptions, nous étions des candidats idéaux pour un changement d’école. Il y a 9 caractéristiques sur la liste, c’est comme ça que les directions arrivent à retrancher des élèves en trop et nous fûmes comme on dit. Enfin, bref, j’ai appris la nouvelle la semaine dernière, à quelques jours de la rentrée. S’en suit donc une course folle pour récupérer la paperasse nécessaire à une bonne rentrée, les explications du nouveau fonctionnement, etc. , etc. , etc.

De mauvais service, en air bête, je finis par avoir la maudite liste d’effet scolaire, évidemment très différente de la première qui était complétée depuis belle lurette. Alors ce matin qu’avons-nous fait, moi et mon troupeau de Cornus? La course folle aux articles scolaires déjà presque plus trouvables puisque pas mal dernière minute!

Cet après-midi, nous courrons chez le médecin pour un rendez-vous annuel. Depuis 3 ans que ma grande n’a pas vu de médecin, ils ont fini par nous trouver un minuscule trou avec un nouveau médecin puisque le nôtre avait pris sa retraite. Alors je n’ai pas cracher dessus et j’ai pris ce qu’ils me donnaient. Qui dit rendez-vous à une heure pas d’allure, dit aller reconduire papa au boulot ce matin, courir les articles scolaires, revenir dîner à la maison, écrire un billet pour relaxer 2 minutes, décrotter la marmaille pour pas avoir l’air de la mère indigne qui ne lave jamais ses enfants, faire boire le bébé en espérant qu’il ne prenne pas trop son temps pour une fois, embarquer la marmaille dans la voiture, attendre trop longtemps dans la salle d’attente, rager intérieurement contre le maudit-système-de-santé-pas-d’allure qu’on a, faire un saut à la pharmacie en-dessous de la clinique pour espérer trouver LA boîte de crayons feutres demandées sur la liste du diable, rembarquer la marmaille et aller chercher papa…. ouf je suis essoufflée juste de l’écrire!

Et ce n’est pas terminé… non, non, non. Demain, c’est la rentrée. Alors de 7h30 à midi je serais à l’école avec ma grande. On revient dîner à la maison et on doit préparer les choses pour le lendemain, car maman doit aller chez le dentiste et reconduire cocotte au service de garde vu qu’avec l’entrée progressive de la maternelle, les élèves de maternelle ne vont pas en classe chaque jour… (d’un ridicule mais bon, admettons que ça rassure certains parents)

Vendredi, demi journée d’école, papa récupère sa fille pour le dîner où les parents sont invités. Entre tout ça, il devra trouver un trou pour travailler, sûrement le soir, et donc je serai à la course pour les bains, les dodos, le ramassage, lavage, pliage, rangeage, excétérage…

Samedi… enfin un peu de repos, dimanche aussi et oh miracle (!) lundi également. Mardi… la roue recommence a tourner, école pour toute la journée, probablement reconduire papa le matin et aller le chercher en après-midi parce qu’avec ce magnifique transfert d’école je n’ai pas encore reçu de passe d’autobus, d’horaire d’école et tout le tralala qui vient avec.

Non, mais c’était pas sensé me soulager un brin que ma grande aille à l’école, ça ne devait pas me faire moins d’ouvrage…. ???

De plus en plus mince!

Comme tout bon parent, nous avons voulu le mieux pour notre progéniture et avons donc fait tout ce qui était en notre pouvoir pour les écouter. Qui dit écoute, dit aussi, parfois, accéder à leur demande et leur procurer ce qui leur fait tant envie. Oh, c’est qu’au début le porte-feuille demeure dans le sac plusieurs mois avant d’en ressortir, les demandes sont moins pressantes et moins coûteuses, mais on dirait que le prix gonflent avec l’âge de l’enfant et c’est ainsi que nous nous retrouvons au bord de la rue lorsqu’ils atteignent l’âge de raison. (bon j’exagère un peu!)

Depuis un mois que je planifie minutieusement la rentrée scolaire de ma grande fille de 5 ans (grande?!). Je lui ai fait choisir son sac à dos, son étui et son tablier, je me suis chargée des effets ennuyeux comme la colle, les ciseaux et les mouchoirs. Je savais que notre budget en prendrait un sacré coup, mais j’espérais tout de même m’en sortir sans trop de dommage pour autant que la grande demande reste enfouit au fond de sa mémoire.

C’est de sous-estimé l’éléphantesque de la chôôôse que de souhaiter que notre enfant oublie ce qui le fait tant rêver depuis plus d’un an… Une mère a bien le droit d’espérer et souhaiter très fort que ça arrive, non? Alors, cette semaine, j’ai pris mon courage à deux mains, j’ai téléphoné au club de patinage de ma région et j’ai inscris ma Grande Cornue le samedi matin, pas aux aurores heureusement!

Finalement, ce qui allait nous mener à la ruine ne fit pas un si gros trou dans le budget, je m’attendais à bien plus, nous étions sauf pour cette année! Reste que je n’ai pu m’empêcher de faire le calcul pour 4 Cornus et oh, là, là, la facture serra assez salée lorsqu’ils s’y mettront tous. Si nous sommes chanceux, il y aura au moins un intellectuel dans le lot qui nous réclamera qu’un ou deux bouquins par trimestre. Je me réconforte en me disant qu’au moins quelque chose sur moi maigrit à vu d’oeil, à défaut d’être mon derrière, mon porte-feuille lui n’a jamais été aussi proportionnel à lui-même!

Moi qui croyait m’enrichir en faisant des enfants… par chance que je m’imaginais la chose au sens plus large, sinon ils seraient certainement déjà tous au travail à l’heure qu’il est! ;)

Depuis la naissance de mini Cornu il ne se passe pas une semaine sans qu’on me demande quand est-ce que je vais aller faire faire des photos de famille! Quand c’est pas carrément m’obliger à y aller, parce que là on est du et bla, bla, bla et bla, bla, bla…

Je ne suis certainement pas la seule qui a d’autres choses à faire avec 400$ ?! Faut pas se le cacher que c’est environ le prix à payer pour un ensemble assez gros pour avoir assez de photos pour chaque membre de notre réseau social et ça en espérant qu’il nous en reste au moins une pour mettre dans notre porte-feuille.

Je ne trouve plus d’excuses assez puissantes pour que les gens arrêtent de me tanner avec ça. J’ai tu juste ça à faire moi trimbaler tout le monde au studio de photos, les endurer à chiâler parce que c’est trop long, parce que ça ne leur tente pas de faire les 56 poses idiotes du photographe et par-dessus tout, parce que j’ai pas envie de m’obstiner avec l’air bête qui me sert, qui n’a pas d’enfants et qui ne comprends donc pas que là, là le bébé a faim faque a doit se dépêcher!

Je ne sais plus comment leur dire de se mêler de leurs affaires et qu’ils auront une photo quand ils auront une photo!!!

Coudont, les gens ne se rendent pas compte de ce que ça représente sortir avec 4 enfants et surtout devoir  les gérer?!?!  Il me semble que c’est assez évident que ça prend beaucoup d’organisation, de patience et de paires de bras. Que 3 mois après un accouchement, on a pas l’énergie pour faire ça! Que s’ils se rappelaient c’est quoi avoir un bébé, ils n’exigeraient certainement pas des photos de famille, parce qu’ils sauraient qu’à 4 enfants la vie est un peu plus rock n’roll qu’à un ou deux et qu’en dehors des cadres habituelles de leur routine réconfortante, ben le manque de bras se faire encore plus sentir!

Les gens ne réalisent pas que c’est bien le fun UN enfant, que c’est facile, que DEUX c’est de l’adaptation, mais on s’y fait. Alors qu’à TROIS, on s’apreçoit rapidement qu’une greffe de bras serait idéale et même souhaité pour chaque maman, tandis qu’à QUATRE la routine est très importante, le moindre bris à cette roue qui tourne fait déraper tout le chariot familial et on est bon pour une semaine d’enfer par la suite.

Alors s’il-vous-plaît, lâchez-moi avec vos idées si brillantes de photos de famille, de sortie de famille, de n’importe quoi qui implique qu’on soit les seuls à tout gérer pour le bonheur des autres.

À nos congélos!

J’ai eu une idée en lisant un billet de Maman Couvée. Elle parlait d’une activité collective avec une autre maman, un peu comme les cuisines collectives qui offrent à des groupes la possibilité de cuisiner ensemble et ainsi économiser quelques dollars.

Enfin, bref, je me suis dit qu’avec l’automne qui frappe à nos portes, on pourrait tous et toutes mettre une idée de recette à faire en grosse quantité que l’on peut décongeler tout au long de l’hiver. Un espèce de livre de recette collectif pour remplir nos congélos.

Si ça vous dit de participez visitez ce lien : http://anoscongelos.wordpress.com/

Bon appétit!

Non, mais là j’avoue que depuis quelques temps, j’ai beaucoup de misère avec ma patience sociale, c’est-à-dire que les gens m’énervent en général, j’en reviens juste pas de leur imbécilité ou carrément de leur irrespect. (j’ajoute que je suis l’imbécile de l’autre à mes heures, je ne me considère pas meilleure qu’une autre là!)

Je ne peux juste pas croire ce que j’ai lu ce matin, je ne peux juste pas croire qu’avec toutes les informations accessibles maintenant, y’a encore des mères qui pensent comme ça!!  C’est moi ou y’a quelque chose qui cloche avec le fait de mettre son bébé au régime???

J’ignore si je suis en spm, si mes hormones plafonnent ou si c’est l’accumulation de niaiseries des derniers temps, mais je suis carrément outrée de cette façon de penser! Notre bébé boit trop de lait à notre goût, go, go, go on le rationne. On le trouve trop gros, même chose… euh, allo!?!?!?   Je ne peux m’empêcher de penser que ça doit être le genre de personne qui calcule tout ce qu’elle mange et qui capote au moindre soupçon de gras dans son assiette, mais pour pas engraisser ça va boire du coke diet et se bourrer d’asparthame et autres édulcorants totalement artificiel!!! Après ces mêmes personnes se demanderont comment ça se fait que leur enfant a des carences, des troubles d’attention ou je ne sais quel autre problèmes.  (je ne suis pas en train de dire que TOUT les problèmes de la Terre sont reliés à la mauvaise alimentation là, je pète juste une petite coche!)

Je ne comprends pas qu’on puisse conseiller à quelqu’un de rationner son enfant, je ne comprends pas qu’on puisse ne pas s’en faire avec ce qui entre dans le corps de nos enfants, je ne comprends pas qu’on puisse encore croire que le gras on doit l’éliminer le plus possible. Eille allo, le cerveau il se développe comment selon vous!!!

Je dois pas être la seule certain à penser que ça pas d’allure??

Enfin!

J’ai enfin réaménagé mon espace de travail… après plus d’un an! Ayant un portable, je pouvais naviguer ou bon me semblait dans la maison, j’avais donc adopté la cuisine, laissant ainsi le précieux jouet sur le congélateur. Aussitôt que 2 minutes de mon temps se libérait, hop sur l’ordi!

Fini la perte de temps, fini de s’abrutir au lieu de m’adonner à de belles activités aussi créatives qu’intéressantes. Ainsi, lorsque je pondrai un billet, que je visiterai mes forums fétiches ou qu’il me prendra une envie pressante de me procurer une nouvelle couche, j’y repenserai à deux fois vu que le, oh combien merveilleux, ordinateur est retourné à sa case départ : le sous-sol!

En plus, juste à côté se trouve ma machine à coudre, je la vois du coin de l’oeil qui me fait des gros signaux pour m’inciter à la caresser de nouveau. En l’ayant constamment dans mon champ de vision, je me sentirai certainement coupable de l’avoir si peu utilisée dans les derniers mois que je ne pourrai faire autrement que trouver d’autres projets à coudre.

Non seulement je tente de me défaire d’une bien mauvaise “addiction”, mais je pourrai ainsi également surveiller les Cornus qui étaient rendu assez bordéliques merci et nous viraient la salle de jeux tout à l’envers en l’espace de 2 minutes. Chaque fois que je devrai monter au premier, je devrai traverser ce champ de bataille perpétuel et inciterai donc mes Cornus à se râpailler un peu question que le méchant sac vert ne vienne pas se remplir le ventre pendant qu’ils dorment… hihihi!

Je vous présente donc mon nouveau chez moi : à droite j’ai une belle imprimante accompagnée d’une machine à coudre qui ne s’agence pas du tout à son teint. À gauche : ma pile de papier à scrapbooker, mes accessoires de couture et un sac rempli de tissus qui attendent que j’aie une illumination pour se faire tailler et coudre.

On est bien n’est-ce pas? ;)

Je sais pas si c’est moi, mais chaque fois que j’ai un bébé je suis déçue de constater que certains sujets n’évoluent pas ou peu. Qu’encore une fois (chui rendu à 4 là) les commentaires reliés à ces sujets ne changent pas et sont tout aussi dérangeants qu’ils l’étaient.

Le plus triste : je ne crois pas que ça soit prêt de changer. Les préjugés et les commentaires fuseront encore et encore, ce qui m’amène à me demander si les gens ne se mêleront jamais de leur affaires, si un jour nous apprendrons à discuter sans vouloir convaincre absolument l’autre.

Vous l’avez peut-être deviné, je parle effectivement d’allaitement. Bon ok, vous allez me dire que je n’ai pas allaité longtemps, que je ne sais pas c’est quoi un allaitement à long terme et je vous dirai que vous avez sans doute raison. Par contre, y’a bien une chose que je sais, c’est que moi je ne suis pas du genre à vouloir convaincre à tout prix que j’ai raison, que mon expérience prévaut sur celle des autres, que nécessairement ma façon est la meilleure parce que je sais très bien que pour chacune c’est différent. Pourquoi alors ces personnes le font?

Je veux dire, tout le monde le sait que le lait maternel c’est le meilleur aliment pour un bébé, right? Y’as-tu réellement quelqu’un d’assez pas allumé pour croire le contraire? Expliquez-moi alors pourquoi celles qui allaitent, pas toutes, mais une grosse majorité, vous font sentir qu’elles sont bien plus près de leur bébé que vous? Qu’elles ont un lien bien plus fort et privilégié que vous avec le vôtre? Qu’elles ont un meilleur contact avec leur enfant que vous?

C’est quoi, on donne le biberon à distance par chez elles? Le bébé est branché sur une grosse tétine géante et il est tenu à l’écart des câlins, des bisous, des caresses et de la chaleur maternelle?? Franchement!

Qui êtes-vous pour savoir mieux que nous que parce qu’on n’allaite pas, nos enfants sont moins près de nous, que le contact est dont moins bon, etc…

Tant qu’à rester dans le ridicule, moi je n’allaite pas, mais au moins je m’occupe de mes enfants à temps plein plutôt que de les faire grandir chez une inconnue! C’est clair qu’ils sont surement plus stable que les autres, plus sociables et plus prêt et autonomes à voler de leur propres ailes puisqu’ils savent que leur nid familial est fort et bien bâtit autour d’eux… On s’entends-tu que c’est aussi ridicule que le sujet précédemment traité??

Lâchez-moi dont avec votre lien privilégié! Vous ne savez pas comment je câline mes bébés, vous ne connaissez pas les liens qui nous unissent, vous n’avez en fait aucune idées de comment ça se passe lorsque je suis seule à seule avec eux, alors arrêtez dont d’insinuer n’importe quoi! Encore pire venant de femmes qui n’ont jamais donné de biberons…

Mon bébé se frotte la main sur mon sein lorsque je le nourris, mon bébé me flatte les cheveux et colle son nez dans mon cou lorsque je le tapote pour son rot, mon bébé cherche les bisous lorsque j’approche mes lèvres de ses joues, mon bébé colle son front sur mon menton lorsque je lui donne son biberon, enfin, mon bébé me regarde droit dans les yeux en me souriant au travers la tétine pendant que son lait coule doucement par le coin de sa bouche… Venez me faire accroire après ça que le lien avec mon bébé est si différent que le vôtre siii privilégié parce que vous allaitez… pffffff!!!

Alors, voilà, après deux semaines les vacances sont terminées, non sans déception il va s’en dire. C’est bien la première fois que je redoute le lundi post-vacances, habituellement j’ai tellement hâte que l’Homme sacre son camp au boulot que ça en est presque gênant tellement il m’énerve, mais pas cette fois…

Il faut dire que pour la première fois depuis des lustres, on ne s’est pas obstiner pour des niaiseries, on s’est écouté et on s’est laissé du temps libre chacun de son bord, on a fait quelques activités plaisantes tant pour les enfants que pour nous, bref on a passé deux semaines agréables malgré la pluie et le peu de soleil.

On s’était fait un petit planning et contre toute attente on a pas mal réussi à faire tout ce qu’on voulait, c’est presque incroyable me direz-vous, hé bien non!

Tout d’abord, les vacances ont débutées bien relaxe à la maison, on savourait notre deux jours de répit hebdomadaire ne réalisant pas vraiment que le lundi personne n’irait travailler y comprit la Mme, parce que qui dit Papa Cornu à la maison dit pause pour la Mme Cornue aussi!

Sur un coup de tête, vu la supposée journée de pluie excessive, j’ai téléphoné à ma mère elle aussi en vacances pour lui refiler mini Cornu le temps qu’on aille faire le labyrinthe du Hangar 16 dans le vieux port de Montréal. La première idée étant de faire le labyrinthe Arctic Garden de St-Jean, on devait trouver autre chose d’aussi intéressant à faire, mais à l’intérieur.

Je vous le conseille vraiment, le plaisir qu’on a eu! C’était je crois la première fois depuis longtemps qu’on s’amusait vraiment tous ensemble, parce qu’il ne faut pas se le cacher que c’est pas toujours plaisant pour les parents de faire des activités d’enfants. Ici en tout cas, on trouve très difficile de satisfaire tout le monde, soit c’est des activités pour nous où les enfants sont facilement trimbalable, soit c’est pour eux et on est confiné à n’être que spectateurs. Enfin, voilà une très belle idée originale et franchement pas si facile que ça! C’est évident que ce sera une activité que l’on refera! Pour une fois, un site clair, précis et qui explique bien que le trajet n’est pas fait pour les poussettes et petit bout’choux qui ne marchent pas.

Après le labyrinthe on en a profité pour faire un petit tour dans la ville, on a fait prendre le métro aux enfants, c’était de voir leur visage!! Ça valait de l’or, ils étaient si emballés d’embarquer dans le grand train souterrain, ils ne voulaient plus descendre, lolll Ça a donné le goût aux parents de revenir en amoureux, là où ils s’étaient rencontrés et aimés. Chaque fois ça nous rappelle de beaux souvenirs.

On s’est ensuite pris chacun un après-midi, ça fait du bien de sortir sans penser à l’heure de retour, sans s’inquiéter de ce qu’il faudra manger pour souper. C’était bien relaxant aussi!

Le vendredi et samedi, les enfants étaient en visite chez mes parents pendant que nous déambulions dans les rues de Montréal. On a fait les petites boutiques mignonnes où il est impensable d’entrer avec les enfants, on a mangé comme des rois, on a même poussé l’audace jusqu’à aller au cinéma, en 3D en plus!!!

Voyage au centre de la Terre, un film à voir, de l’action du début à la fin, aucune longueur, drôle, touchant et vraiment bien fait. Je vous le conseille et ce avec enfants ou non.

La semaine suivante, Papa Cornu nous a entraîné dans un champ de tournesol près de St-Hyacinthe et du théâtre de la dame de coeur, j’aurais bien aimé assister à un spectacle, mais trop difficile avec un bébé et 3 bambins à surveiller. L’an prochain on ira certainement!

Une autre journée chez grand-maman pour mini Cornu et pour les autres, le IKÉA. On a grandement besoin d’idée de rangement pour la salle de jeux, on a grandement besoin d’un divan, on a grandement besoin d’un ensemble de chambre complet, alors joignons l’utile à l’agréable. Ça m’impressionne chaque fois de voir tous les détails de chaque pièces. J’aimerais bien avoir une chambre totalement IKÉA, je trouve leur idée de rangement et la façon qu’ils ont de maximiser les espaces vraiment génial!

Je pourrais vous parler du fait qu’on a enfin, après un an, été reconduire nos vieilles pièces d’ordinateurs désuètes ou dysfonctionnelles à l’écocentre de la ville. Je pourrais vous mentionner qu’hier, de peine et de misère, j’ai été faire l’épicerie à contre-coeur, parce que ça sentait le retour à la routine et que ça ne me le disait pas “pantoute”! Je pourrais vous dire que j’en suis déjà à prévoir nos prochaines vacances, mais ça vous l’aviez surement deviné parce que tout le monde fait ça!

De bien belles vacances, du beau temps en famille, en couple et en solo. J’attends maintenant avec impatience la liste d’effets scolaires pour ma grande Cornue, on a déjà pas mal de chose, reste que les choses spécifiques. Je sens la fébrilité de la rentrée me gagner… je croirais revivre mes rentrées à moi, c’était toujours l’euphorie, la hâte, l’enthousiasme…

Ce matin on s’est tous dit à la prochaine pour les vacances de Noël.

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