La maternité…

Toute nous en rêvons (ou presque), toute nous l’idéalisons, c’est inévitable, mais aucune ne sait vraiment ce que ça implique tant qu’elle n’y à pas goûtée.

J’aborde ce sujet aujourd’hui, parce que ça en est une pas facile. Je suis dans une de ces journées ou je me demande ce qui m’a pris de me lever, une de ces journées ou rien ne fonctionne, tout m’énerve, bref une journée de cul !

Depuis quelques jours, ma mini ne s’endure plus (et nous non plus par le fait même). Elle a 15 semaines ½, ne dors pratiquement plus le jour, c’est normal elle veut jouer, apprendre, découvrir le monde, mais miss semble avoir quelque chose qui la dérange. Évidemment, elle ne parle pas donc difficile de savoir où est le problème et malgré qu’elle soit la troisième, chaque bébé est différent, chaque bébé a ses besoins particuliers, ce qui fait que je ne sais absolument pas ce qu’elle me crie depuis 3 jours !!! Par chance, je me rends compte que je ne suis pas la seule grâce à mon forum de « môman », comme dirait mon chum, mais la culpabilité persiste en cette journée épuisante.

On ne parle que trop peu de ces moments de découragement, pourtant on les vit toutes à un moment ou un autre. Qu’ils soient bébés, bambins ou adolescents, arrive un temps ou on aurait dont envie de sacrer notre camp et revenir quand ils seront adultes ! (je vois déjà des cheveux se lever sur plusieurs têtes… ) C’est mal vu de ne pas être la maman parfaite qui tombe instantanément en amour avec son poupon dès la naissance. C’est mal vu d’avoir, parfois, envie de les retourner à la manufacture pour cause de mauvais fonctionnement. Les mamans se doivent d’être toujours heureuses et parfaites en tout. Êtes-vous capable vous de sourire à tout le monde après un douze heures de crise intensive ? Pourtant, est-ce qu’on blâme les gens qui se plaignent de leur dure journée au bureau ?

On dirait que lorsqu’on devient mère (parent) la culpabilité prend place au foyer. Étrangement, même l’accouchement est source de culpabilité.  » J’aurais du faire ça, j’aurais pu endurer plus longtemps, mon dieu c’est de ma faute j’ai du avoir une césarienne… » Si y’a bien un évènement sur lequel on a pas beaucoup de pouvoir c’est bien celui-là ! Pourquoi se sent-on si mal de n’avoir pu accoucher naturellement ?? D’où vient cette culpabilité, quasi maladive ?

Est-ce que ça part d’une incapacité à assumer ses choix ? A-t-on le jugement trop facile sur les autres qui font différemment de nous ? Ou bien est-ce plutôt la société qui nous fixe des paramètres et aussitôt qu’on déborde de ceux-ci, bang, jugement et culpabilité sonnent l’assaut ?!

Malgré tout les désagréments, devenir maman, demeure la plus belle chose qui me soit arrivé dans la vie. Et même lorsque l’épuisement, le découragement et la frustration est à son comble, il y a toujours un petit sourire coquin, un clignement de yeux charmeur ou une risette baveuse qui arrive à point pour désamorcer la bombe.

Je vous aime mes petits amours ! (Fillette, Fiston et Bébé Cornus)

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