Aujourd’hui, tout un plaisir m’ait entré par les narines, une bonne odeur de souvenirs. Vous savez, le genre qu’on croyait oublié depuis longtemps, ceux qui remontent qu’à un moment précis, ceux qui dépendent d’un petit facteur sensoriel, ceux qui arrivent par surprise, toujours. (?!)

J’adore ces instants magiques, ça me permet de revivre, pour quelques secondes, un pan de ma vie. Rarement je suis nostalgique, bien que parfois je ne peux m’en empêcher. Cependant, ces brides de mémoire en liberté posent un baume réconfortant sur mon coeur.

Nous avons fait un pique-nique au parc ce midi. Le plaisir se lisait sur le visage des enfants, qu’ils sont beaux mes tout-petits avec leurs yeux pétillants et leurs joues rougies. Après 3 terrains de jeux trop achalandés, je me suis rappelé celui-là. J’avais cru entrevoir de nouveaux jeux lorsque je roulais devant en voiture, j’avais bien raison. La ville a merveilleusement travaillée, le parc est génial autant pour les grands que pour les bout’choux. Bref, beaucoup de cris d’amusement retentissaient dans nos oreilles.

Un moment donné, la nature m’oblige à faire un arrêt pipi. Les toilettes se trouvent au même endroit qu’avant, je reconnais la petite remise, car ça y ressemble vraiment, à une remise. Les portes peintes en vert sont identiques à mon souvenir. J’entre tout doucement, j’appréhendais peut-être la vague, avec raison, elle m’emporta bien loin.

Je devais avoir autour de 7-8 ans, il y a vingt ans de celà. J’allais patiner à ce parc avec mon père. J’adorais ça, je me souviens encore que je le suppliais de m’y amener. L’été j’y venais en bicyclette, c’était le seul parc que je connaissais. Je me rappele l’odeur de la salle de bain, un mélange de bois et de peinture fraîche. Ils repeignaient les portes et les murs chaque été, à moins que l’odeur y restait emprisonné pour cause d’aération inadéquate…

En ouvrant la porte, cette odeur pénétra mes narines, amenant avec elle une vague énorme de souvenirs. J’ai bien du passer dix minutes, assise sur la toilette, à me remémorer mes années de pur bonheur.

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