La semaine fut très longue après cette St-Jean mémorable. On clavardait chaque soir jusqu’aux petites heures, c’était le bon temps. Je devais commencer mes vacances avec lui, la fin de semaine du 1er juillet. Il me semble que les dernières heures avant mon départ s’égrainèrent sans fin.

Quand je foulai les marches de l’autobus, j’ignorais qu’il me mènerait vers une belle histoire d’amour, j’étais à la fois emballée et soulagée de mettre fin à cette interminable attente. J’ignorais si je lui plaisais suffisamment pour qu’on « s’embarque » ensemble. Je ne voulais pas le savoir, tout ce que j’espèrais c’est de passer un bon moment avec lui, le reste m’importait peu.

Une fois sur le pont, je n’arrivais pas à le rejoindre. Petit moment de panique rapidement envolé lorsque j’entendis mon cellulaire sonner. Il parlait sur l’autre ligne et n’avait pu prendre l’appel. Cette voix chaude et douce, sa voix, celle-là même qui me fait encore frémir quand je lui laisse un message au bureau, se faisait rassurante. En fait, il aurait pu me dire qu’il parlait avec sa blonde sur l’autre ligne que je n’aurais rien compris tellement je fondais en l’entendant. Mon coeur palpitait drôlement en sa présence, les papillons si fort de la semaine précédente ne me montaient plus dans la gorge, ils restaient bien en place dans ma poitrine.

Mais lui, qu’est-ce qu’il voulait ? Ressentait-il la même chose ? Son accueil fut chaleureux, devais-je conclure… ? Ben non, il est seulement gentil, comme tout hôte devrait l’être. Quoi que…

Ne te fais pas d’idées ma grande, tu es ici pour des vacances, vous allez inonder vos oreilles de jazz, boire tranquillement, manger comme des rois et bai… On verra !

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