Je suis le résultat de la rencontre entre une ovule et un spermatozoïde, jusque-là tout le monde suit ? ;) En fait, je proviens de ma mère et de la minime contribution de mon géniteur, celui-là même qui croyait que je lui sauterais dans les bras, douze ans plus tard, quand il s’est réveillé et s’est souvenu qu’il avait une fille quelque part en Estrie et que la dite demoiselle souhaitait être adoptée par quelqu’un d’autre : Mon Père!

Mon papa c’est évidemment le plus fort, le plus gentil, le plus beau (mouais, j’en mets un peu loll). Il m’accepta dans sa vie sans ne jamais rien me demander, juste d’être la mignonne petite fille de deux ans et demi à qui les cornes commençaient déjà à pousser. Il m’a fait sauter sur ses genoux, m’a enseigné à jouer au hockey, au baseball, au pool et bien sur, à conduire la voiture. C’est lui que j’allais voir quand maman disait non, c’était aussi lui pour l’histoire d’avant dodo.

Je me souviendrai toujours lorsque je lui ai demandé si je pouvais l’appeler « papa ». On jasait dans la voiture, une Chevelle 1970, couleur vert bouteille avec de belles bandes blanches allant du capot au coffre, l’obligation de porter la ceinture de sécurité n’était même pas encore en vigueu, c’est pour dire qu’il y a longtemps de ça. Je jouais avec une peluche horrible, qui sentait la vieille poussière, mais que j’adorais, car c’est lui qui me l’avait donnée et même si elle avait fait la guerre, c’était la mienne. Je revois encore son regard fier et extrèmement touché lorsqu’il me répondit que je pouvais lui dire « papa ». Pour en avoir déjà discuté avec lui, se souvenir reste indélébile dans nos mémoires et surtout dans nos coeurs.

Malgré nos nombreux désaccords et je l’avoue malgré mes nombreux manques de respect, il ne m’a jamais laché. Il me considère comme sa grande fille, au même tître que les deux autres et je crois percevoir dans ses yeux, mais surtout dans la main qu’il pose souvent sur mon épaule, qu’il est fier de moi, qu’il est heureux d’avoir des petits-enfants. Il les adore et mes Cornus le lui rendent bien, surtout mon petit A., qui ne se fait pas prier pour aller rejoindre son grand-père dans le salon les bras chargés de petites voitures.

Je l’aime mon papa et je ne lui dis pas assez souvent. Aujourd’hui, j’avais envie de parler de lui, car ce n’est ni une journée d’anniversaire ni une journée spéciale, c’est tout simplement un moment parfait, son moment, pour lui rendre hommage.

Papa, je t’aime xxx

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