Oui, ma ville grandit doucement. Je m’en rends compte de plus en plus, surtout depuis la fusion et la création du plateau St-Joseph.

Je ne suis pas certaine d’apprécier, pourtant j’adore Montréal, mais le choix de revenir dans ma ville natale était dabord et avant tout motivé par la tranquilité et l’espace. Quelques 3 ans plus tard, pris dans un traffic digne des grands centres (pas tant que ça quand même, mais tout aussi désagréable) j’allume sur le fait qu’il y a de plus en plus de monde ici. Avant, ça prenait tout au plus 20 minutes traverser d’est en ouest, maintenant on peut facilement compter 45 minutes à 1 heure.

Le prix des loyers ne fait pas exception, ils grimpent lui aussi à une vitesse phénomènale. Par chance, notre appart nous coûte pratiquement rien, on paie le tiers moins de ce que le proprio demanderait à un nouvel arrivant.

Reste que je trouve bien déplaisant d’habiter une grande ville en devenir. Les quartiers résidentiels ressemblent à ceux de l’île, de la fenêtre de la salle de bain on peut pratiquement cogné dans celle du voisin. Il faut choisir entre une piscine ou un module de jeux, car les deux ne peuvent être installé sur les minuscules terrains.

Depuis quelques semaines, on doit désormais composer l’indicatif régional pour téléphoner. Un autre signe que notre belle ville pousse comme de la mauvaises herbes. Je ne veux pas bon !! Je ne veux pas me retrouver à 17h dans le traffic avec pour seule consolation les Grandes Gueules à la radio. Je refuse d’avoir qu’une heure pour profiter de mes enfants et ça c’est en comptant le souper et le bain, en bout de ligne il en reste beaucoup moins.

J’imagine que toute expansion nous fait un brin peur. Nos enfants grandissent, on voudrait les ramener petits, la ville grandit, on voudrait la garder à une taille convenable… Cependant, on perds de vue qu’un moment donné les gens s’exileront si l’évolution ne se fait pas.

Dans chaque malheur on trouve un peu de positif, non ?

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