Cette semaine, la fête du lac battait son plein, les artistes se relayaientt sur les scènes, les amuseurs publics faisaient la joie des enfants et les feux d’artifices coloraient le ciel chaque soir. Hier, c’était leur journée, l’entrée enfant était gratuite, beaucoup de clowns sur place, pas trop d’attente dans les jeux gonflables, une solution orangée trop sucrée était gracieusement offerte par McDo, bref tout ce qu’il faut pour amuser les minis ! :)

G. s’en est donnée à coeur joie dans les glissades, ce ne fût pas trop difficile de la consoler des manèges inaccessibles. (encore trop petite selon l’affiche et surtout selon maman au coeur sensible ;))

Après deux longues heures de « couraillage », la fatigue s’installait dans la troupe, par chance le feu d’artifice de jour éclaterait dans 10 minutes, le temps de se rendre tranquillement devant le lac.

Étonnement et surprise s’en suivirent lorsqu’on aperçu 4 parachutistes sortirent des nuages et amorcer leur chute dans le lac. Impressionnant (…) l’Homme et moi avions la bouche ouverte, G. posait question par-dessus question, signe de son inquiétude, A. était trop absorbé par les machins à bulle et V., ben elle, elle bavait goulûment sur la poussette.

On se dépêcha alors pour s’installer face au lac. Un petit sursaut plus tard, on voyait la fumée suspendue dans les airs, mais aucune couleur. Puis s’ensuivit pour moi une légère descente aux enfers…

En quelques secondes, j’ai vu apparaître dans les yeux de mes Cornus une peur sournoise, de celle qui arrive alors qu’on croyait avoir du plaisir. Les pétarades des feux me faisait désormais frisonner, je croyais voir le Liban, le Pakistan, l’Irak… J’ai eu à mon tour peur, peur de l’Humanité, peur de leur soif de pouvoir, de leur insensibilité dictée au nom de Dieu.

Jamais je ne pourrai croire que Dieu leur commande de détruire des pays entiers, jamais…

En un instant, qui devait être magique, j’ai senti la louve en moi vouloir, à tout prix, protéger ses louveteaux. Je piétinais le gazon d’impatience que ça finisse enfin, qu’on sorte de ce parc et qu’on retourne chez nous se coller tous les cinq. Non pas qu’on serait plus en sécurité advenant un réel bombardement, mais bien parce que la maison est si réconfortante.

J’ai fait mine d’apprécier, pour que mes Cornus profitent de la fête, je les encourageais en poussant des « wow! » et des « super », mais au fond j’avais les yeux pleins d’eau, je me retenais de ne pas partir en courant.

Je suis pourtant loin de vivre dans un climat de peur constante. Je m’explique mal cette panique soudaine, ça doit être la maternité qui fait ça. Dès l’instant ou un petit être devient notre responsabilité, j’imagine qu’il est normal d’avoir peur, de protéger, surprotéger même notre progéniture.

Well, life goes on !

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