Thé glacé en main, je m’asseois enfin à mon bureau, j’y crois à peine, tous les Cornus sont au lit pour la sieste, sans un mot, ils ont obéi. C’est sur que quelque chose se prépare, d’ici 2 minutes je vais devoir règler la 100e guerre familiale ou consoler une grosse dodue qui a perdu son pouce…

Hé non, 5 minutes se sont écoulées et je savoure toujours ma tranquilité. Je baisse un peu le volume de la radio, j’ai envie de profiter de ma chance. (mais je ne veux pas manquer les bonnes « tounes ») Mon thé glacé est plutôt tiède et pas assez sucré, mais je m’en fous, j’ai la sainte paix.

Je me suis permis quelques chapîtres de Francine Ruel : Et si c’était ça le bonheur ? Je le déguste lentement ce roman, j’ai pas envie de le lire trop rapidement. C’est le premier livre depuis… depuis quand au fait ? Trop longtemps probablement. Je veux le savourer comme un bonbon ardemment désiré et puis, ça me détends et me permet de reprendre mon souffle.

Je me revois, gamine à la queue de cheval, sillonnant la section librairie du Archambault comme si elle n’avait jamais rien vu de sa vie, c’était presque vrai. Dans sa poche cliquetait la monnaie exacte pour s’acheter un nouveau roman. Cette fois, rien ne s’entrechoquait dans ma poche, sauf peut-être mes clefs, mais ma carte de guichet me brûlait la cuisse assurément. Faudrait demander à mon chum quel sorte de pétillement j’avais dans les yeux à mon retour, je suis presque certaine qu’il ressemblait beaucoup à celui qui allumait mes pupilles adolescentes.

C’est bon de se faire plaisir de temps à autre.

Publicités