Il n’est certainement pas le plus facile, pas le plus difficile, mais assurément le plus ingrat. On ne s’imagine même pas le tiers de ce que ça peut être tant qu’on ne le pratique pas ce métier.

Je parle évidemment de la vocation de Maman, celle où on ne peut faillir qu’à de rares exceptions, celle qui nous enlève notre coeur pour le donner aux enfants. Aussitôt qu’ils naissent, ces petits bouts d’amour prennent possession de tout nos sentiments, on ne vit que pour eux, mais aussi par eux. Ils sont notre plus importantes traces sur la Terre.

Il est ingrat, méchant, surnois ce métier, oh que oui! La reconnaissance ne vient pas souvent effleurer l’épaule maternelle, bien au contraire, on est bien plus prompt à tabasser, dénigrer, critiquer, que de féliciter, réconforter, aider. Le pire, c’est que ce n’est même pas les bénéficiaires de nos soins qui se plaignent, non, ce sont les autres.

Quoi qu’on fasse, ça ne sera jamais correcte. Qu’on soit trop sévère ou pas assez, qu’on réprimande ou non, qu’on pète d’un coté plutôt que de l’autre, critique et jugement sont de la partie.

On ne se rend pas compte ce que ça implique d’être maman (ou papa). Ici je parle plus particulièrement des mamans à la maison, car c’est la réalité que je connais, mais ici je n’ai jamais de « break » de ma job. Ça fait toujours du bien de prendre des vacances de notre emploi même s’il nous plaît, il faut se réénergiser, alors, d’être à la maison rend la chose pratiquement impossible.

Bien sur qu’on peut sortir le soir, bien sur que de temps à autre on peut faire garder, mais si on compare avec un autre travail, on se rend compte que le répit est bien moins présent. On nous exige la perfection alors qu’on oublie que les pauses sont absentes ou presque. On oublie trop facilement que la scrétaire ou le comptable sortent des bureaux un moment donné pour retourner chez eux, ils ne sont plus à leur travail, alors que nous oui.

Essayez de travailler, sans relâche, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, 365 jours par année. Au bout d’un moment vous perdrez patience assurément, vous frôlerez peut-être la dépression aussi, vous n’aurez plus envie de vous levez le matin, la bonne humeur s’envolera peu à peu jusqu’à disparaître dans certains cas et on trouvera le moyen de vous critiquer et de vous faire sentir que vous êtes nul. Bien plus facile de juger au lieu d’aider hein ?

Où je veux en venir avec tout ça, c’est au fait que les mamans à la maison ne sont pas sur le même étage que les autres, on peut nous comparer aux médecins qui sont constamment pointés du doigt, on exige d’eux d’être parfait, alors que l’on sait tous que c’est impossible, la perfection n’existe pas.

Je ne changerais pas de métier pour rien au monde, de toute façon il est trop tard maintenant, les enfants sont là et dès l’instant ou je les ai tenu dans mes bras, j’ai su que c’était pour la vie ce contrat-là. Je les aimerai toute ma vie, je ne cesserai jamais d’être leur maman peu importe ce qui arrive. Pour tous les petits plaisirs qu’ils m’apportent, pour tous les sourires, les je t’aime, les câlins, les caresses et même pour leur espiègleries à faire damner je ne les échangerais pour rien au monde, jamais.

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