Suite à la lecture de ce billet, j’ai eu envie de répondre à la question moi aussi. En fait, ce n’est pas la première fois que je croise le sujet, mainte et mainte bloggeurs se la pose un jour ou l’autre, pour moi, ce n’était qu’une question de temps avant que ça sorte.

À quoi ça me sert de blogguer ? Pourquoi je le fais, pourquoi je m’oblige à le faire ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?

Je me pose souvent la question, parce qu’à la base je pense que ça reste un besoin exibitionniste. Pour ma part, quand j’ai commencé, il s’agissait surtout d’une façon de mettre en mots ce que je vivais quotidiennement avec mes Cornus, je voulais faire une sorte de journal de leur maladie. Je me suis rapidement rendu compte que je n’avais pas vraiment grand chose à dire sur le sujet, que j’avais plutôt envie de me raconter, moi.

J’ai ainsi renoué avec cette ancienne passion qu’est l’écriture. Je me donne le temps et je m’oblige aussi parfois, car je veux me prouver que je suis capable d’exercer ce métier, car je veux améliorer et surtout retrouver ma facilité d’antan. J’espère continuer malgré les études qui frappent à ma porte, j’espère voir la balance s’alourdir coté bons billets vs. les moins bons, car je les évalue à 1 tiers qui me satisfont et 2 tiers qui sont moins intéressants.

J’ai aussi envie que les gens se rendent compte que d’étre maman à la maison ne rîme pas nécessairement avec « je me fais vivre », « je ne fais rien de mes journées », « j’aime toujours ça et je suis toujours joyeuse et de bonne humeur », car ce n’est pas le cas. C’est un métier comme un autre, y’a des jours où l’on se questionne tant et si bien que parfois certaines mamans décident de retourner travailler. Y’a des jours où la seule pensée de les envoyer à quelqu’un d’autre me déchire le coeur, d’autres que je les donnerais au premier passant. Je n’ai pas encore abordé le sujet de l’instinct maternel, je le mijote encore, mais là aussi je veux briser certaines barrières.

Je ne crois pas qu’on bloggue juste pour soi, dans notre fin fond, on espère être lu. Peut-être pas au départ, j’en conviens, mais je suis convaincue que nos réactions ont toutes été les mêmes lorsqu’on s’est rendu compte que des gens, autre que ceux dans notre entourage, nous lisaient. On devient un tantinet euphorique, gêné aussi, automatiquement une petite pression se fait sentir à savoir ce qu’ils pensent de nous, à savoir si on continuera de leur plaire et ainsi donc en faire des lecteurs assidu. Bref, on devient l’espace d’un instant d’un égocentrisme absolu, puis ça passe. Reste que ce n’est qu’une opinion ;)

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