Ce soir, j’ai senti une agressivité débile monter en moi, de celle dont on ne sait trop quoi faire. J’en avais les larmes aux yeux, surtout de voir ceux de ma petite fille.

Peut-on élever nos enfants comme bon nous semble ? Est-ce trop demander de nous laisser intervenir comme on veut ? Peut-on décider de la conséquence à donner sans se faire rabattre les oreilles avec les « moi j’aurais fait ça… » ?

Ma grande puce poussait son frère pour glisser, elle se dépêchait de faire le tour pour pouvoir y retourner et ce malgré le fait que mon pauvre coco n’était même pas encore monté. J’en conviens, ce n’est pas une façon de faire et on s’appretait à intervenir lorsque la femme d’un des employés de chummy se mette à crier « avez-vous vu ce qu’elle vient de faire ? Non, mais eille, avez-vous vu ? Ouin, G. pas fort ! Moi je ne laisserais pas faire ça.  » L’Homme de répondre qu’il intervenait là, sur un ton un peu bête. Elle de renchérir que de lui faire passer son tour une couple de fois ça lui remettrait les idées en place et qu’elle ne pousserait plus.

J’ignore ce que mon chum a fait car en même temps bébé s’est mis à tousser dans sa banane, mais l’instant d’après, ma belle G. était recroquevillée sous la glissade. J’avais envie de sauter sur la femme et de lui fermer sa grande trappe, de quoi elle se mêlait elle d’humilier ma fille ainsi ???

J’avais le coeur gros, j’ai eu l’impression de tout ressentir la peine de ma Cornue, elle qui veut tellement que tout le monde l’aime.

C’est possible de pouvoir faire à notre guise sans passer pour des parents trop mous ??? Ai-je le droit de ne pas vouloir m’en mêler quand je veux que mon fils apprenne à faire sa place ? Ce n’est pas en intervenant tout le temps qu’il apprendra, non ?

Je suis partie avec les enfants peu de temps après cet incident. J’avais perdu le goût de discuter et tant qu’à rôder autour de mes Cornus pour les protéger de tout jugement, je préfèrais rentrer à ma tannière.

Je suis décue, attristée et je me questionne beaucoup. Je dois avoir la corde maternité sensible parce que je doute facilement de mes interventions. À suivre comme on dit.

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