Une grosse vague s’en venait, je la sentais, elle était de plus en plus haute à mesure qu’elle approchait le rivage et je savais que je ne pourrais la retenir. Oh, bien sûr qu’elle ne ferait pas de ravage, mais allez savoir pourquoi on la refoule, cette vague saline et salvatrice.

Je la sentais rouler dans mon intérieur, indécise, mais bien présente. J’attendais patiemment, car je savais que tôt ou tard elle n’aurait d’autres choix que de déferler. Bientôt elles seraient des centaines à inonder mes globes occulaires et à rouler doucement sur mes joues, libératrices, emportant avec elles tout soucis ne laissant place qu’au bien-être et à la plénitude.

J’apprécie depuis toujours ce remous émotif, ce soulagement spontané et attendu. J’espère m’échapper encore longtemps à travers elle, elles.

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