30 mai – nous passons chez le notaire vers 18h… j’arrive pas à y croire encore. C’est comme irréel, ça ne se peut pas, suis-je en train de rêver et lorsqu’il sera temps de le toucher il s’évaporera dans les nuages?

Notre maison, notre chez nous, je crois que ça prendra quelques temps avant de réaliser qu’on peut peindre sans se soucier de tout remettre en blanc à notre départ, qu’on peut défoncer un mur pour le déplacer si on veut et ce sans demander la permission à personne (sauf à la ville bien entendu).

Après combien de temps se sent-on chez nous pour vrai? J’aurai l’impression de vivre chez quelqu’un d’autre et qu’un moment donné il resurgira pour me dire de quitter, que ça fait assez longtemps que j’en profite.

On dirait que je n’y crois pas que ça puisse être possible, que ça soit si facile… il va forcément se produire quelque chose, j’attends et rien n’arrive… coudont c’est peut-être possible finalement.

Plusieurs fois par jour j’entends ma belle Fillette Cornue me dire que lorsqu’on aura notre maison, on pourra faire ci ou ça. Lorsqu’on aura notre maison, le carré de sable sera accessible tout l’été, sans restriction, lorsqu’on aura notre maison, ils pourront courir dans le salon sans craindre de déranger quelqu’un…  Lorsqu’on aura notre maison, on pourra enfin respirer, danser, rire, crier de joie ou chanter à tue-tête sans craindre les voisins.

Oh bien sur qu’on aura des surprises, mais juste de m’imaginer m’asseoir sur mon balcon pour surveiller ma gang de Cornus qui cours dans le gazon fraîchement coupé, j’en ai des frissons et mes yeux se remplissent de larmes qui ne goûtent absolument pas amer, j’en suis certaine!

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