Je regardais par la fenêtre ce matin, pendant que mes Cornus dessinaient partout et que Bébé jouait dans le café répandu dans le salon et je me disais : « cette fenêtre me manquera certainement. »

Oh j’aurai assurément une autre fenêtre au travers duquel je regarderai, mais pas comme celle-là. Je n’y verrai plus de jeunes couples s’enlacer amoureusement, je n’y verrai plus d’automobilistes fous qui nous font songer qu’un jour ils paieront pour leur inconscience. Bref, je ne serai plus témoin de toutes ces choses qui font que j’ai tant apprécié ma fenêtre.

Je travaillerai bien fort pour me retrouver un coin paisible (?) (dans mes rêves oui avec des enfants on oublie ça!) semblable, qui me ressourcera, qui allumera ma petite lumière d’inspiration. Je la vois belle, grande et ensoleillée, j’y vois beaucoup d’arbres, de sourires, de joies. J’y vois des soirées tranquilles à siroter une sangria ou un margarita, mais j’y vois surtout l’ampleur de l’amour fraternel, la complicité, la tendresse et oui aussi l’animosité dont sont capable ces petites bébittes-là.

J’y rêve doucement, mais je l’aime déjà ma nouvelle fenêtre, parce qu’elle sera mienne, parce que j’apprendrai à la connaître et à l’ouvrir quand c’est nécessaire, tout simplement parce que je l’ai choisi avec mon coeur.

Cette nouvelle vitrine sur le monde m’apportera beaucoup de bonheur et souhaitons-le pas trop de malheur, mais surtout elle me fera évoluer, grandir et m’épanouir avec les miens.

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