Je lis plusieurs blogues régulièrement, voir même chaque jour pour les plus alimentés d’entre eux et j’aime beaucoup. Je dois cependant avouer que je me sens parfois un peu « poche » comparée à eux, pour ne pas dire elles.

Certaines ont des vies très actives, mais surtout bien remplies et avouons-le excitantes. D’autres sont plus sages, mais nous concoctent de savoureux billets juste assez craquants pour nous titiller le mental et nous prendre dans leurs filets. D’autres encore nous font saliver dans tous les sens du terme et ce qu’on croyait une innovation incroyable, voir du pâté chinois aux légumes, nous paraît du coup moins attrayant.

À croire qu’elles ne mangent que des mets hautement gastronomiques et qu’elles n’ont que ça à faire courir les sorties mondaines, alors que rationnellement j’peux pas me résigner à penser que c’est réellement le cas!

Toutes ces constatations m’ont fait me questionner sur le pourquoi je ne cuisine pas des mets extraordinaires? Pourquoi je ne confectionne pas de jolis savons ou de jolis vêtements? Pourquoi ma plume n’est pas celle d’une déesse de l’écriture?

Bref, pourquoi me sens-je si ordinaire comparée à elles?

Aussi superficielle qu’une femme puisse l’être dans un cas d’extrème urgence, j’ai mis le doigt sur le bobo et je me suis prise en main!

J’ai couru me chercher un ami vous savez où, j’ai acheté une boîte de coloration, vous savez celle qu’on reluque assez longtemps pour se convaincre que ça sera un oeuvre d’art capillaire, mais juste un petit peu trop pour nous faire douter de la couleur qui en ressortira vraiment. Bref, j’ai fait une fefille de moi, j’ai coloré mes cheveux et j’ai renouvelé mon attirail essentiel aux matins « post-dentaire-de-bébé ». (pour les novices je parle évidemment de mascara, cache-cerne et gloss saveur de menthe qui vous remonte le sourire tellement ça chauffe sur la babine assèchée)

J’ai ensuite couru après les commentaires hyper constructifs de l’Homme en lui montrant fièrement mes lèvres gluantes brillantes.

Lui – ayant complètement perdu la tête ou étant devenu totalement inconscient – ouin… ça fait rouge longtemps ton affaire!

Moi – n’ayant plus que les yeux de blancs – beau compliment ça chéri, toi tu as le don du bon commentaire au bon moment, merci!

Lui – ne sachant plus trop s’il doit lui-même faire sa valise ou attendre que je lui garoche dans l’escalier – euh… ben… c’était un compliment que j’essayais de te faire (?) (!)

Moi – déposant le casse-noisette que je cherchais désespérement 2 secondes plus tôt – euh… ben… merci (?) (!)

On avait échappé une fois de plus à une superbe scène de ménage et c’est le front dégoulinant de sueur que l’Homme entrepris de donner le bain aux enfants pendant que je me refaisais une beauté dans l’évier de la cuisine.

Mes efforts fut vain, je ne me sentais pas plus extraordinaire. Par contre, je reçus la plus belle déclaration du monde quand, au sortir du bain, les Cornus s’exclamèrent tous en choeur :  » Oooohhh!! Wow!!! T’es belle maman avec tes cheveux! »

J’ai alors compris qu’il était inutile de m’en faire, je serais toujours la plus belle maman du monde et la plus meilleure dans le coeur de mes Cornus et ça, c’est ce qui compte le plus :)

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