Je me suis inscrite à la rédac du mois, je m’oblige ainsi à pondre quelque chose de plus intéressant que mes travaux scolaires et tente par la même occasion de me remettre à l’écriture. Oui bon je tiens un blogue depuis bientôt 3 ans, reste que c’est très différent comme approche et j’avoue avoir de la difficulté à tenir le fil depuis quelques temps, voir même une année. J’aime cependant trop ça pour y mettre fin.

Alors ceci dit, voici la liste de tous ceux qui participent aussi à la rédac du mois, il sera sans doute tout aussi intéressant d’aller les lire sur « Remous ».

Remous

Sept jours, il ne restait plus que sept jours avant que la première vague déferle. Je l’ignorais, bien entendu, ce n’est que bien plus tard que je réalisai qu’au contraire, mon corps, lui, savait ce qui s’en venait. Il se préparait pour le grand remous, le plus beau qui soit dans la vie, celui que toute femme aimerait, devrait connaître. Je préparais ce moment, sans le savoir, à force de sueur, de labeur, de doux câlins et de courtes minutes de sommeil. Je t’attendais, impatiente que j’étais de te rencontrer pour la première fois.

Pourtant je te connaissais déjà mieux que quiconque. Tu me caressais l’intérieur depuis presque neuf mois, autant physiquement qu’émotionnellement. Tu étais mon petit colimaçon, celui qui avait trouvé refuge dans ma maison et qui en avait aggrandit les lieux à force de remous délicats, puis de plus en plus fort! Oh, mais bien sur que c’était agréable! Cette attente qui nous parait si longue, mais trop excitante pour ne pas vouloir le revivre une seconde fois.

Il était quatorze heures donc lorsque tu manifestas ton premier désir de voir la lumière. Puis, régulièrement tu me signifiais que là, oui, tu étais prête à t’en venir, tu voulais croiser nos regards, tu voulais te blottir dans nos bras. Ce fût long, très long, mais au bout de 24 heures, je pus enfin renifler ton cou, compter tes doigts et tes orteils, explorer ton si petit corps à la recherche de la moindre imperfection, mais en vain, tu étais parfaite!

Je me souviens encore la puissance de ce long et pénible remous, mais jamais, jamais je ne voudrais l’effacer de ma mémoire, c’est pour moi, le moment le plus important de ma vie, c’est l’instant où tu as décidé de t’ancrée non loin de nos berges à ton père et à moi. Ainsi, tu pourrais te laisser bercer par la douceur des vagues de la vie, mais revenir rapidement sur la plage si ça devenait trop difficile de garder le cap.

Je t’aime ma Grande Cornue! :)

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