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Vous savez le genre de semaine qu’on ne peut plus traverser sans avoir un gros pincement au coeur, parce que c’est SA semaine, parce que c’est aussi à ce moment que bébé bonheur vieillit d’une année. On ne s’en sort pas, on y pense, tout le temps. Et pourtant jamais je ne me suis dit que s’il était là c’était grâce à son grand frère. J’ai la ferme intuition qu’on avait pas à passer par le deuil de l’un pour connaître l’autre.

Il y aura toujours une place vide à notre table, dans la voiture, dans le lit superposé qu’on aura jamais, mais notre coeur lui est toujours rempli. Il est plein à ras bord de tout cet amour, cette affection, ces câlins qui ne lui seront jamais donnés. Nos yeux sont illuminés du tas de découvertes qu’il n’aura jamais la chance de faire, de l’évolution qu’on ne constatera pas un soir de mai…

Inutile de dire qu’il nous manque, chaque jour, chaque semaine, chaque mois et chaque année qui s’ajoute à son départ. 2 ans déjà. 2 ans qu’il est absent, mais si présent tout à la fois. 2 ans qu’il nourrit nos souvenirs, qu’il nous pousse un peu plus loin ne serait-ce que pour lui rendre hommage, ne serait-ce que pour vivre la vie qu’il n’aura jamais.

J’ignore où il se trouve, s’il est bien, s’il pense à nous, s’il nous voit ou s’il est tout simplement disparu, mais à chaque début février mon coeur se remplit d’une chaleur intense où toutes les émotions se mêlent les unes avec les autres. Je ne perds plus pied depuis longtemps, malgré la vague énorme, car je sais qu’en mai un bel arbuste fleurit en son honneur nous rappelant qu’avant la mort il y a eu la vie.