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Ouep, ça fait 2 ans ce matin que notre coco nous a quitté. Ça semble frapper plus cette année, nous étions trop occupés avec notre nouveau poupon l’an dernier pour goûter vraiment l’essence de son départ… j’imagine(?)

Le fait de voir mon bébé grandir me rappelle d’autant plus le manque de l’autre, parce que veut, veut pas, Thomas « remplaçait » physiquement Benjamin. Maintenant qu’il est plus vieux et surtout plus grand, le vide dans mes bras se fait de plus en plus sentir et tout ça n’a rien à voir avec le fait que Thomas prenait la place de Benjamin, ça n’a jamais été le cas et je ne l’ai jamais senti comme tel. Personne ne remplacera jamais Benjamin, mais notre corps, lui, associe un bébé à un autre tout simplement parce que c’est un bébé et qu’ils ont tous la même façon de se tenir lorsqu’ils sont tout mous.

Je me relis et ça semble tellement pas clair ce que je veux exprimer. Je me revois y’a 2 ans alors que j’essayais d’envoyer imprimer ses photos. Quand j’ai reçu le paquet, j’avais 5-6 exemplaires d’une série de 15-20 photos… désorganisée et pas toute là vous dites? Oui, vraiment!

Aujourd’hui c’est un peu pareil, voulais-je recréer inconsciemment ce moment? J’en suis à préparer le gâteau de Thomas qu’on fête demain, mon crèmage a détruit tout le gâteau d’hier, donc je dois recommencer, encore! Ma tête se désorganise à chaque 4 février? Ça serait possible, le cerveau est tellement mystérieux qui sait s’il ne cherche pas à ramener à ma mémoire tout ce que je n’ai pas réalisé sur le coup?

Ça expliquerait aussi pourquoi on ne pleure pas notre peine d’un seul coup, c’est trop grand, trop intense, trop destructeur. Personne ne pourrait survivre à une telle douleur! Certains grands brûlés meurent de leur trop grande souffrance, j’imagine que c’est pareil. Nos mécanismes de défense s’enclenchent pour nous éviter de sombrer trop creux, trop rapidement… peut-être?

Je n’ai pas de réponses à toutes mes questions et parfois je me dis que c’est peut-être mieux ainsi, ça évite d’être trop en colère après les autres, mais après soi-même également. Une chose est sûre cependant, ce que je donnerais pour savoir de quoi il aurait l’air à l’aube de ses 3 ans, ce que je donnerais pour l’entendre rire et m’appeller « Maman ». Ce sont des petits riens qui prennent une importance inestimable après un évènement comme celui-là, des détails qu’on n’apprécie peut-être pas assez en temps normal…

Où que tu sois mon « Lalou d’amour » je t’aime très fort et je pense encore et toujours à toi xxxx