Des fois dans la vie vaut mieux ne pas se dire que quelque chose est terminé, on risque de se rendre compte assez vite que ça ne finira jamais vraiment. Tout passe et tout revient. Comme dirait ma compatriote blogueuse : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme« . Je ne parle pas ici de matière, mais d’envie, de désir, de pulsion purement féminine et j’ai nommé la maternité!

Moi qui croyait en avoir fini avec mes hormones, je me suis mise le doigt dans l’oeil jusqu’au coude! Bon, j’avoue que la raison prend le dessus plus souvent qu’autrement, de toute façon pour Papa Cornu la famille est définitivement terminée. Est-ce que j’irais au bout de mon désir de maternité : non! Mais mon dieu que ça me travaille lorsque je vois des minis bébés!!!

Ma grande copine du cégep vient d’avoir son petit dernier et ce que ça me remue par en-dedans quand je le vois. Oh que ce temps « petites boules » me manque! J’adore les bébés depuis aussi loin que je me souvienne et c’est pire depuis que j’ai eu des enfants. J’aimerais revenir en arrière pour tenter d’en profiter encore plus. Je ne sais trop où je pourrais dénicher du temps supplémentaire avec mes bébés ayant déjà passé beaucoup de temps à les cajoler, mais s’il le faut je crois que je couperais dans mon sommeil… (ok, pas sûre pour celle-là hihihi!)

Les hormones me travaillent et je ne pensais vraiment pas que ça reviendrait cette envie de la maternité. J’étais pourtant très convaincue que je n’en voulais plus d’autres! Et dans le fond, je sais que je ne ferais pas le grand saut même si j’avais le OK du papa. J’aime bien trop ma liberté pour me rembarquer dans une telle aventure. Les pulsions maternelles qui nous donnent envie d’un petit paquet d’amour ne s’éteindront donc jamais?!

Je me console en me disant que malgré tout, mes tripes ne souffrent pas de cette réalité. Je ne me tordrai pas l’intérieur parce que je ne peux assouvir mon envie de maternage. Je vais plutôt me gâter avec mon bébédou cornu qui n’est plus si petit mais qui réclame à grands coups de câlins sa part d’attention de maman.

Le retour au travail lui enlève un bon bout d’heures passées collé-collé sur le divan à tripoter l’étiquette d’une doudou. Ce qui ajoute à ma culpabilité d’avoir eu envie de changements, de jasette d’adulte, de temps l’esprit concentré à 100% sur une tâche qui ne touche ni de près ni de loin aux enfants. J’attendais ce jour depuis un bout, reste que je me sens coupable d’apprécié ces heures loin de mon cocon.

M’enfin, c’est la vie et elle nous mène pour l’instant vers un horizon bien joli :) Sur ce :

Félicitations mes amis pour votre beau poupon blond! J’apprécie les moments que vous me permettez de passer avec lui :)