Une bien drôle d’année s’est terminée hier alors que je visionnais un film d’horreur bien agrippée au bras de l’ami qui me recevait. Minuit a sonné doucement sans que je m’en aperçoive, sans décompte, sans fébrilité, sans cheers; juste le temps qui passe agréablement.

Elle commençait pourtant dans l’angoisse cette année 2015. Arrêt de travail, épuisement professionnel et personnel (tout le monde sait qu’on ne peut pas prendre un break de sa vie, alors on coupe sur le reste), anxiété au plafond. Bref janvier 2015 fut tout sauf salvateur pour ma santé mentale.

Retour au travail, amour naissant, St-Valentin torride, février a été marquant! Je ne remercierai jamais assez cet homme qui m’a réanimé sans le savoir. Mon coeur battait si faiblement que je ne me rendais même plus compte qu’il pouvait servir encore à aimer. J’espérais pouvoir profiter de lui encore longtemps, mais la vie s’en foutait ce n’est pas ça qu’elle avait prévu elle, nos chemins ne se recroiseraient que plus tard.

Mars avec sa relâche, sa neige qui ne fond pas et l’absence totale de choses palpitantes à raconter me laisse le temps de réfléchir, de profiter des gens qui m’entourent et du moment présent.

L’espoir renaît en avril alors que l’énergie est de retour. Le soleil brille plus souvent, mon coeur ne s’emballe plus, mais il bat plus que jamais! Je sens pourtant une vague s’en venir. Je la vois de loin, c’est pire que tout ce que j’ai vu jusqu’à date. J’ai peur, mais je sais que je ne pourrai l’éviter. Mon petit biscuit me manque et ça fait mal!

La tempête frappe un dimanche matin de mai. J’hyperventile, je panique, je ne sais plus quoi faire, de drôles d’idées me traversent l’esprit, je texte M. Janvier à la rescousse! Dieu merci il a répondu à mon message de détresse. Il m’amène marcher près du lac, le soleil me fait du bien à l’âme. Cette après-midi ponctua notre relation d’un point final. Sa mission : me soutenir à ce moment précis. Il pouvait désormais s’en aller, j’allais être capable de poursuivre ma route.

37 printemps se sont écoulés depuis mon premier souffle. Ça passe vite la vie, je n’en ai pas profité autant que je le voudrais. Je ressens une urgence vive de réaliser certains rêves. Je continue de croiser quelques danseurs (voir billet précédent), mais rien de sérieux. Je commence à croire que mon danseur étoile n’est pas né?! Pas grave, j’ai de merveilleuses amies qui mettre du soleil dans ma vie et dans celle de mes Cornus y’a-t-il vraiment quelque chose de plus important?

Juillet… trop chaud! Je déteste les canicules, je suis fatiguée, ça sent le congé forcé encore une fois. Je me bats pour garder la tête hors de l’eau, heureusement l’ex est là pour me donner un coup de main avec le congé scolaire. On arrive à s’en sortir à deux, mieux que lorsqu’on était ensemble on dirait! Je me gâte en réservant dans un tout inclus à Cuba, je verrai enfin la mer pour la première fois. Je ne peux pas croire que je devrai attendre 2 mois avant le départ.

Août rime avec amour… ou pas! 2 idylles qui font mal, plus que je ne l’aurais cru. Il est temps de ranger mes chaussures de danses, car visiblement mes orteils n’en peuvent plus de se faire sans cesse écraser. La rentrée scolaire occupe tout mon temps, le secondaire ouvre ses portes à ma belle grande Cornue au même moment où bébé Cornu franchit celle de la maternelle. Résultat : maman veut brailler sa vie tellement ils sont cute! La vie va trop vite, je peine à tout capter, on dirait qu’il m’en manque des bouts!

Septembre, enfin tu es là! Je n’ai que Cuba et les vacances en tête. Je fréquente un danseur sportif, mais rapidement je vois qu’il n’y aura rien de sérieux à retirer de cette relation. Et vous savez quoi? Ça ne me dérange même pas. Je pars la tête vide de tout tracas pour une semaine! Je n’avais juste pas prévu qu’un petit danseur se faufilerait dans mes pensées entre-temps. Une semaine merveilleuse démarre l’automne!

Début octobre je reviens requinquée, bronzée, la tête remplie de souvenirs turquoises et éblouissants. Juste une envie : repartir aussitôt revenue! Je rencontre finalement le petit danseur agile, il semble tellement ce que je recherche. Il est merveilleux avec les enfants, avec moi. Il a juste un gros défaut : ses amiEs prennent beaucoup trop de place, tellement de place que je n’arrive pas à trouver la mienne. Il me fait de plus en plus penser à l’ex. Le naturel semble revenir au galop, son écoute, son attention, sa disponibilité n’était que du tape à l’oeil.

Novembre sonne le glas sur notre relation. Le mois des morts n’a jamais pris autant son sens alors que notre amour meurt subitement un mardi soir. Il prend l’odieuse décision, mais la mienne n’aurait su tardé je lui avais quand même donné un ultimatum la semaine précédente. Grosse déception! Je fais un virage à 360, ça suffit les mauvais patterns! Changement drastique dans toutes les sphères de ma vie. Les Cornus ne savent plus trop comment prendre les nouvelles consignes de maman, mais ils s’y adaptent comme des champions. Je remets de l’ordre dans ma vie et je recommence à avancer.

Fébrilité résumerait bien le mois de décembre. Je suis hyper angoissée pour des riens, je me claque une belle crise de panique au travail. Ni vu ni connu j’arrive à contenir mes larmes et mes tremblements pour continuer d’accueillir les patients. Une amie me donne la poussée qui me manquait pour consulter : quel beau cadeau! Une première rencontre charnière avec mon thérapeute me convainc que j’ai fait le bon choix.

Un surprenant Jedi croise ma route mi-décembre. Il me prend carrément par surprise avec ses petits yeux doux. Serait-ce ce qu’on appelle un coup de foudre? L’avenir nous dira si nous continuerons d’avancer dans la même direction, reste que j’aime bien me sentir en sécurité lorsque j’écoute un film d’horreur.